L’anesthésie dans la chirurgie du pied

Toute anesthésie envisagée pour un acte chirurgical non urgent et programmé, qu’elle soit générale (AG) ou loco- régionale (ALR), nécessite une consultation médicale dans les jours qui précèdent, et une visite par l’anesthésiste le jour de l’intervention.

Cette première consultation distante de l’intervention, permet au médecin anesthésiste, grâce aux informations recueillies par l’interrogatoire, à l’analyse des documents en votre possession (examens de sang, radiographies,ECG…), et à l’examen clinique pratiqué, de choisir, avec vous, le type d’anesthésie le mieux adapté à l’opération envisagée.
Vous pourrez alors lui parler d’éventuelles allergies (Iode, antibiotiques…) et lui apporterez la liste des médicaments que vous prenez régulièrement (notamment un traitement anticoagulant ou de l’aspirine).

Des examens complémentaires (prise de sang, consultation cardiologique), peuvent être prescrits en fonction de votre état de santé, de vos antécédents et des traitements en cours. Ils ne sont ni obligatoires, ni systématiques, et ont comme seule finalité de mieux vous préparer aussi bien à l’anesthésie qu’à l’intervention.

Lors de cette consultation, l’anesthésiste sera à même de vous donner oralement des informations venant en complément des différents documents écrits en votre possession.

Pour que votre intervention soit réalisée dans les meilleures conditions, le médecin anesthésiste vous proposera le choix entre une anesthésie générale ou le plus souvent une anesthésie loco-régionale (ALR) des nerfs du pied.

Les nerfs sont des petits filaments transmettant les sensations ressenties jusqu’au cerveau, et permettant les mouvements par leurs relations entre le cerveau et les muscles.

Différentes techniques d’ALR permettent de n’endormir que la partie du corps concernée par l’opération, l’injection d’un produit anesthésique à proximité des nerfs supprimant la sensation douloureuse dans cette partie du corps.
Ce type d’anesthésie vous permet de conserver toute votre conscience et vos facultés intellectuelles.

En anesthésie, comme pour tout acte médical ou chirurgical, le risque zéro n’existe pas.

De façon exceptionnelle, des complications à type de convulsions, d’arrêt cardiaque ou respiratoire ont été décrites pour les anesthésies générales (AG). Elles sont encore plus exceptionnelles pour les anesthésies loco-régionales (ALR).
 Des ecchymoses autour des points de ponctions  » bleus « , ne doivent pas vous inquiéter car elles disparaissent habituellement en 3 à 6 semaines.

La persistance de douleurs ou d’une irritation locale dans la zone d’injection du produit d’anesthésie, ou bien des sensations anormales dans le territoire du nerf, à type de fourmillements, ne sont pas exceptionnelles, et s’estompent généralement pour disparaître en quelques semaines. Ces troubles correspondent, en général, à une perte du glissement du nerf avec les tissus voisins (peau, tendons, muscles).
L’allergie, comme l’infection secondaire sont extrêmement rares.

Quelques cas seulement de lésion nerveuse résiduelle sont décrits, alors que des centaines de milliers d’anesthésies loco-régionales sont réalisées chaque année dans le monde.

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Article mis à jour le 21 octobre 2011