Hernie discale lombaire

Introduction

Entre chaque vertèbre, le disque vertébral sert d’union et d’amortisseur. En raison de contraintes excessives sur la colonne, les disques se détériorent. Les disques peuvent se déformer ou se déchirer pour former une hernie discale. Quand la hernie se trouve en contact avec une racine nerveuse, elle déclenche une radiculalgie crurale ou sciatique.

Les symptômes

Le traitement d’une hernie discale est le plus souvent médical ; cependant une intervention est proposée dans certaines situations (10 à 20% des cas) :

Le bilan à faire

Tous ces examens ne sont pas pratiqués systématiquement.

L’anesthésie

Vous dormez complètement sous anesthésie générale. Vous êtes allongé sur le ventre protégé par des appuis spécifiques pour protéger les points d’appui. L’anesthésiste vous tiendra au courant des principes et des risques de ce geste.

Le traitement chirurgical

L’intervention se pratique dans un bloc opératoire dédié à l’orthopédie conforme à des normes strictes (accréditation V1 et V2)
Le disque est repéré avant le début de l’intervention par un amplificateur de brillance (technique radiographique). L’incision cutanée mesure 3 à 5 cm. Les masses musculaires sont décollées à minima pour accéder à l’espace intervertébral.
L’ouverture du ligament jaune avec une petite laminectomie si l’espace est limité , permet d’accéder dans le canal rachidien.
On accède au sac dural et à la racine qui sont écartés avec prudence pour accéder à la hernie. La hernie discale et une partie limitée du disque sont retirées en vérifiant l’absence de fragment exclu.
En fin d’intervention, quelques hémostases sont nécessaires. On vérifie la parfaite liberté de la racine concernée. La fermeture se réalise en deux plans avec un drainage.

Les suites opératoires

L’évolution se fait vers une disparition de la douleur sciatique ou crurale au réveil. Parfois, il persiste une gêne sur le territoire du nerf libéré en raison d’une irritation de la racine : radiculite. Les déficits moteurs et sphinctériens doivent récupérer en quelques semaines sauf si le nerf présente une atteinte trop grave en préopératoire.
Un électromyogramme (EMG) pourra apprécier l’importance de la souffrance neurologique en cas de douleurs ou de déficit résiduel.
Les douleurs lombaires sont fréquentes quelques soient les techniques chirurgicales pendant quelques semaines.
L’ablation d’une hernie discale ne modifie en rien l’arthrose préexistante. Un protocole de rééducation est donc indispensable pour réadapter la colonne vertébrale dans son ensemble dans les suites opératoires.
En cas de récidive précoce ou tardive, il faut rechercher une cause objective :

En cas de brèche dural, le patient doit rester alité durant 3 à 5 jours en post-opératoire pour permettre une cicatrisation avant le lever.

Les récidives de hernie discale

L’intervention consiste à retirer la hernie et une partie du disque. Il est donc possible d’avoir la formation d’une nouvelle hernie discale dont le point de départ proviendrait du disque restant.

Les complications post-opératoires et les autres complications :
Dans la libération de la hernie discale, il existe un faible risque de couper accidentellement l’enveloppe du sac dural (la dure-mère) remplie de liquide céphalorachidien et de provoquer une fuite ou brèche. Il faut alors suturer la brèche et mettre de la colle biologique. Le levé peut être différé de quelques jours en position allongée en attendant la cicatrisation.
Les risques neurologiques sont modérés mais doivent être dépistés de façon précoce.
L’apparition d’un déficit moteur ou d’un syndrome de la queue de cheval est une urgence absolue de reprise chirurgicale en cas de compression confirmée.
Il existe régulièrement quelques paresthésies (fourmillements) sur le trajet de la racine libérée. Les signes régressent en général en quelques semaines.
Les risques infectieux sont modérés mais systématiquement recherchés. En cas d’inflammation chronique, il faudrait envisager un bilan sanguin et une radiographie de contrôle pour éliminer une spondylodiscite (infection du disque). Il est rare que la zone opérée soit envahie par des microbes. Des médicaments (antibiotiques) suffisent généralement à les éliminer.
En cas de phlébite ou de suspicion, il faut faire un échodoppler. Un traitement anticoagulant est systématiquement donné en post-opératoire pendant 10 jours pour limiter le risque.

Les résultats chirurgicaux

Environ 85% des patients sont satisfaits du résultat.

Les suites de l’intervention

L’objectif de ce texte est de vous donner les réponses aux questions que vous vous posez. Il ne représente cependant que des généralités. Ce document ne remplace pas les informations que vous donne votre chirurgien sur votre propre état de santé. Au cours de la consultation, n’hésitez pas à lui poser toutes les questions pour éviter des inquiétudes inutiles.

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Article mis à jour le 21 octobre 2011